Accueil / Idée maîtresse / Axes de travail / Qui sommes-nous / Interview du Président / Questions-Réponses

Press Book /  Soutiens / Adhésions / Salle de Presse

  Première idée force:


les Français de sensibilité musulmane refusent l'enfermement dans le tout religieux

Le Dr Marouane Bouloudhnine, Président de la Fédération Mosaïc explique en introduction qu'un nombre croissant de Français de sensibilité musulmane refuse l'alternative qui les contraint à choisir entre la perte d'identité et le tout religieux. Ils souhaitent vivre le progrès sans renoncement, ils aspirent à être Français sans reniement. Le modèle laïc et républicain, héritier de la civilisation arabo-andalouse qui fut un modèle de tolérance et de progrès entre citoyens d'origines et de religions diverses, rend cela possible.

L'ambition de Mosaïc est précisément d'amorcer une nouvelle dynamique qui permette à ces Français de vivre leur foi et leur citoyenneté française en toute harmonie et en bonne intelligence avec le reste de la société, en héritiers de l'esprit de Cordoue.

Il s'agit de mettre en œuvre de nouvelles actions, de nouvelles idées et méthodologies pour faire évoluer les mentalités, sortir de l'impasse et contribuer à une paix sociale affermie. Rassembler dans un cadre laïc, apolitique et républicain, tel est l'objectif de Mosaïc pour laquelle il n'y a qu'une seule communauté, la France.

Pour Christian Estrosi, Ministre-Maire de Nice, l'enjeu est historique: il s'agit de donner une voix à ceux qui aspirent à mettre en avant leur citoyenneté et refusent de se laisser enfermer dans le seul critère religieux.

Cette innovation est une petite révolution dans les représentations stéréotypées que beaucoup de Français se font des citoyens de culture musulmane, souligne le ministre pour qui l'identité française ne peut se réduire à l'identité religieuse mais se construit sur les rapports d'adhésion que chacun entretient avec les valeurs républicaines, et notamment le refus de toutes les formes d'oppression, et la fraternité, c'est-à-dire le respect de l'autre dans ce qu'il peut avoir de différent.

La question posée est : comment faire pour que les Français de culture musulmane soient reconnus comme des Français à part entière et non plus comme des Français entièrement à part ?

Christian Estrosi considère l'initiative de Mosaïc comme ambitieuse et nécessaire. Parce qu'elle concerne 6 millions de Français présents dans tous les secteurs de la société française, qui contribuent à son activité économique, son bien-être et à son épanouissement et qui ont droit à notre considération et notre respect. Et parce qu'il existe beaucoup de malentendus sur la relation des Français de sensibilité musulmane à la Nation.

Le comportement de quelques individus qui parfois n'ont même pas la nationalité française jette l'opprobre sur toute une communauté. Or, l'écrasante majorité de la population de sensibilité musulmane ne peut être l'otage d'une minorité.
Pour le ministre, s'il convient de ne pas céder à l'idée complètement folle de faire référence à la religion comme critère d'appartenance à la Nation, il ne faut pas pour autant considérer que ceux qui ont des convictions religieuses profondes n'aient pas leur place dans la République.

Enfin, Christian Estrosi fait un parallèle entre les enjeux abordés par Mosaïc et le débat sur l'identité nationale lancé par Eric Besson. Au fond, il s'agit de répondre à la même question : qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ? Le ministre récuse tout opportunisme politique dès lors que cette question, tous les Français se la posent. Car la France a changé. Evoquant ses nombreux voyages en outremer à l'époque où il détenait ce portefeuille ministériel, il s'est demandé comment on pouvait contester la possibilité pour les enfants de certaines écoles, de s'approprier les valeurs de la République.

Bariza Khiari, Sénatrice de Paris, se félicite de la démarche de Mosaïc consistant à donner la parole à la majorité silencieuse des Français de sensibilité musulmane qui ne la prennent jamais.
" Le silence, c'est fini ! Nous avons des choses à dire. Il faut maintenant prendre nos responsabilités, nous organiser et parler en notre nom, ne plus être des sujets d'étude mais les acteurs de notre propre vie, dire quels sont nos atouts pour valoriser l'entreprise France, mettre sur la table des propositions pour améliorer le vivre-ensemble. Nous avons été trop longtemps les otages de certains mouvements qui parlaient en notre nom.

Après les amalgames, stéréotypes et préjugés, nous devons d'abord travailler à déconstruire ce qu'il y a dans les têtes pour répondre d'un côté aux Cassandre pour qui l'Islam est une menace et aux obscurantistes qui veulent réduire notre spiritualité à une névrose identitaire.

Nous devons nous prémunir d'un passé sans avenir et d'une modernité sans racine.

Le repli exclusif dans une identité religieuse au même titre que son refoulement conduisent à une impasse individuelle. L'importance du matériau que constituent nos origines nous permet de mieux nous inscrire dans l'histoire collective nationale. "

Le Dr Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, rappelle pour sa part que si, historiquement, la première revendication des musulmans a été l'organisation du culte, ils voulaient aujourd'hui être Français, ni plus ni moins que les autres Français et que bien d'autres préoccupations jalonnent désormais la vie de ces musulmans dont 80 à 90% ne sont pas des pratiquants assidus de l'Islam.

Beaucoup d'entre les musulmans de France aspirent en effet à être représentés autrement que par les seuls ritualistes, trop souvent dogmatiques, prônant une ultra-orthodoxie parfois wahhabite, bien éloignée de la pensée rationaliste d'Avicenne ou d'Averroès. Leur volonté est de voir émerger une réflexion sur un Islam de modération s'intégrant dans la laïcité.

Le Dr Boubakeur considère que la réalité des musulmans de France ne se résume pas aux aspects - burqa, foulard, etc. Au contraire, le vide occasionné par l'absence d'expression non cultuelle des problèmes des musulmans est un puissant appel à l'extrémisme, au fondamentalisme des Islamistes dont la vision de l'Islam est de monopoliser tous les aspects de la vie musulmane dans la cité, quitte à adopter des comportements qui heurtent la société française tout entière.

Les citoyens -donc laïcs- musulmans de France pourraient ainsi offrir une autre image de cette composante de la nation que les aspects détestables produits par certaines menées Islamistes, terroristes, qui ont une action oppressive envers la femme ou carrément anti-occidentale, ne correspondant pas du tout aux aspirations de 99% de la société musulmane de France.

Le Dr Dalil Boubakeur souligne enfin que la nécessité de représentation laïque des citoyens musulmans de France ne doit en aucune manière être sous-tendue par une intention communautariste. " Nous ne voulons pas nous réfugier dans notre identité, ou dans nos traditions, ou dans notre religion. Au contraire ! Rappelons que la République reconnaît les individus mais pas les communautés. "

Pour le philosophe Mezri Haddad, le débat sur l'identité nationale lancé par Eric Besson est moralement légitime et politiquement nécessaire car le temps de la réflexion et de la décision par procuration est révolu. Il n'est plus question que les musulmans de ce pays laissent traiter par les autres, par indifférence ou nonchalance, les questions qui les interpellent autant qu'elles les impliquent.

De même l'initiative de Mosaïc est louable car c'est l'occasion pour les musulmans de France de s'affirmer à part entière et de montrer à l'ensemble de leurs concitoyens non musulmans qu'ils sont comme eux républicains et laïcs, qu'ils adhèrent comme eux aux idéaux de cette France qui a été pour leurs parents une terre d'asile ou d'accueil et qui est devenue pour eux une patrie.

 

Pour sa part, Eric de Montgolfier, procureur de la République, met en garde contre l'utilisation de l'Islam pour se faire reconnaître comme citoyens de la République. Pour lui, ce n'est pas tant le fait d'être musulman qui conduit au rejet que le fait d'avoir une couleur de peau différente, ou des habitudes différentes. Il considère que l'on risque de se tromper de combat en ouvrant une nouvelle " cage ": après les femmes, les homosexuels, la cage des musulmans de France.

Le problème réside en réalité dans le fait que " la France n'a aucun sens du partage, ou un sens un peu particulier qui consiste à conserver le cœur de ville pour les plus fortunés et à mettre à la périphérie ceux qui les dérangent. Il faut bien poser le doigt à ce qui fait le plus de mal dans la République, ce peu de goût que nous avons de nous respecter les uns les autres, de partager le patrimoine collectif et d'inscrire dans ce patrimoine ce qui appartient à d'autres cieux. "

Le procureur de la République conclue en disant : " Etre citoyen dans un pays libre - le nôtre -, c'est souscrire aux devoirs et obligations mais c'est surtout respecter dans la devise de la République le plus essentiel et inaccessible des mots, la fraternité. C'est le troisième mais ce n'est pas le dernier. C'est, au contraire, celui qui doit nous agiter tout le temps, toujours, à tout moment. Souvenez-vous en sinon bientôt la République ne sera plus qu'une religion. "



Seconde idée force:
lslam et laïcité sont compatibles

Bariza Khiari appelle ceux qui affirment l'incompatibilité de l'Islam avec les valeurs de la République à méditer le précédent d'Averroès, qui, il y a mille ans, demandait un statut pour la philosophie, garanti par le pouvoir politique.
" En quoi l'exercice de notre spiritualité nous rendrait-il moins aptes à être des citoyens français à part entière que les chrétiens, les juifs, les athées, ou les libre-penseurs ? " s'est-elle demandée en considérant qu'il s'agissait d'une discrimination à nulle autre pareille.

Pour la sénatrice, l'Islam n'est ni plus ni moins compatible avec la laïcité que toute autre religion. " Le seul risque, pour la République, ce n'est pas la force des religions mais la faiblesse des laïcs. Quand ces derniers reculent, la religion entre-ouvre la porte et s'engouffre. Il devient alors plus difficile de la faire regagner la place qui est la sienne. "
" La laïcité peut être le levain de l'inclusion de tous dans la société. Il faut qu'elle soit un principe de coexistence non faussé, où aucune différence n'est faite entre les croyances. Et les musulmans doivent bénéficier, comme d'autres, d'un cadre d'exercice du culte qui soit digne.
Affirmant que " ce n'est pas la religion qu'il faut combattre, mais le pacte républicain qu'il faut faire vivre, intensément " et que " la loi doit protéger la foi aussi longtemps que la foi ne prétendra pas dire la loi ", Bariza Khiari conclue en rappelant que " la dimension intérieure et profonde de l'Islam, première et ultime, c'est l'amour comme errance absolue ".

Après avoir rappelé que la femme de Mahomet ne portait pas le voile, Dalil Boubakeur affirme que " les musulmans feront de grands progrès lorsqu'ils sépareront le religieux du politique ". Ce soupçon de lien entre la politique et la religion a alimenté pendant des décennies toutes les méfiances sur les aptitudes des musulmans de France à vivre sereinement et harmonieusement la séparation laïque et sécularisée des sociétés occidentales.

Pour Abdel Aïssou, Président du Conseil national des entreprises pour la banlieue et Directeur général délégué de Randstad, la République n'est pas une alternative au religieux.
La neutralité n'est pas l'athéisme mais la capacité à faire coexister ensemble des aspirations qui vont de l'espérance dans l'au delà jusqu'à l'athéisme. La Nation française repose sur une transaction implicite qui s'appelle la laïcité, qui conjugue une très forte intransigeance pour tout ce qui a trait à l'espace public et un renvoi vers l'espace privé de tout ce qui est différenciation.

Mezri Haddad dénonce également l'imposture selon laquelle l'Islam ne serait pas soluble dans la laïcité parce qu'il serait loi et foi, religion et politique. " Il n'y a pas d'incompatibilité intrinsèque entre l'Islam et la philosophie laïque. L'Islam entretient avec sa philosophie les mêmes rapports que le christianisme. L'Islam peut épouser la laïcité sans renoncer à son âme. Averroès nous a indiqué et nous a octroyé le chemin d'accès à la modernité. Nous devons le redécouvrir. "
Ce qui ne doit pas empêcher la laïcité française de tenir compte du fait religieux. " La laïcité n'est pas négociable certes, mais elle est repensable " pour tenir compte du fait que " la mort de Dieu ne s'est pas produite, Dieu est là présent partout dans le monde, pas seulement chez nous autres musulmans. "
Dounia Bouzar, anthropologue du fait religieux, fondatrice du cabinet d'étude Culte et cultures consulting explique que les jeunes musulmans ayant grandi dans la République française avec deux cultures, ont longtemps été pris en tenailles entre les musulmans du sud de la Méditerranée qui considèrent la laïcité comme l'anti-religieux, comme l'impossibilité de croire en Dieu et les responsables institutionnels français et médiatiques qui, reprenant le discours des intégristes, considèrent parfois que l'Islam est incompatible avec la laïcité.

Or, faisant leurs propres recherches et leur propre cheminement au contact des autres petits Français d'origines et de confessions différentes, ils ont compris que la laïcité n'était pas une idéologie anti-religieuse mais un système juridique qui garantit qu'aucune vision du monde ne s'impose comme supérieure aux autres. Ils ont réalisé qu'ils pouvaient être à la fois croyants et laïcs à la condition de ne pas chercher à imposer leur vision du monde aux autres.
" Etre à la fois musulman et laïc, ça fait violence à la fois à ces groupuscules sectaires, salafistes qui se disent musulmans alors qu'ils instrumentalisent l'Islam et à certains politiques qui se basent sur les mêmes postulats que les groupes sectaires salafistes pour estimer que l'Islam est incompatible avec la laïcité, toujours encore maintenant et que finalement, l'Islam restera toujours archaïque et qu'il n'y a qu'une seule solution pour devenir moderne : ce serait abandonner l'Islam à la frontière. "

Le dr Marouane Bouloudhnine réaffirme que les espaces laïcs et religieux ne sont ni antagonistes, ni concurrents mais complémentaires, comme les deux jambes d'un même être. " Lorsque nous nous réclamons de la laïcité, nous ne nous réclamons pas d'une laïcité négative qui aboutirait à la perte de notre culture. Nous ne voulons pas renier nos racines, bien au contraire. Plus les racines s'enfoncent dans la terre, plus l'arbre peut s'élever dans le ciel et déployer ses branches. "



Troisième idée force :
les musulmans de France font partie de l'histoire de France

Comme le dit avec humour le recteur Boubakeur, les musulmans ne sont pas tombés comme des grenouilles un jour de pluie du mois de mars sur le territoire français ! Ils ont une histoire !
La sous-médiatisation de l'histoire des musulmans en France, des diverses phases de leur immigration et de leur participation aux guerres françaises depuis la 3ème République - Mexique, Crimée, 1ère et seconde guerres mondiales, guerre d'Indochine, guerres de décolonisation - ont manipulé la mémoire nationale et la mémoire des musulmans de France. A tel point que certains jeunes de sensibilité musulmane ignorent tout des motifs de leur présence sur le sol national.

Bariza Khiari dénonce par ailleurs la thèse fortement controversée qui relativise l'apport des arabes dans la transmission de l'héritage grec. " On règle à présent ses comptes avec l'Islam en se disant sans " dette " : nous, les Occidentaux serions donc supposés ne rien devoir ou presque, au savoir arabo-musulman ".

" Nous avons apporté une nuance de plus à notre pays, comme le dit Fernand Braudel, " explique le Dr Marouane Bouloudhnine.

Ghaleb Bencheikh, Président de la conférence mondiale des religions pour la paix, rappelle que nous appartenons à une " aire ensemencée par le monothéisme judéo-Islamo-chrétien abrahamique, d'expression gréco-arabe, quoi qu'en pensent certains ".
" A cause d'une présentation de l'histoire mutilée et mutilante, nous nous sommes trouvés à considérer que l'élément Islamique est allogène, allochtone, incongru dans le paysage sud-européen à en oublier que Ramatuelle n'est que corruption de Rahmatu 'llah -la miséricorde de Dieu-, que Perpignan n'est que corruption de bîr el-dunyan -le puits de l'urbanisme-, à faire fi de Carcassonne, de la mosquée de Narbonne, de la porte sarrasine, du massif des Maures... "
Ghaleb Bencheikh ajoute l'idée que l'identité nationale est une sédimentation sur une roche mère, et regrette que les enfants de France soient privés de l'enseignement de l'arabe, " langue, lyrique, suggestive, ouverte, langue de civilisation, langue diplomatique, langue onusienne, réduite pour certains à une langue d'immigrants au même titre que les langues régionales. ".


Quatrième idée force :
il faut sortir de la République formelle pour entrer dans une République réelle qui garantisse, entre autres, l'égalité des chances

Fadila Méhal, Présidente des Marianne de la diversité, l'exprime avec intensité, "on se trompe lorsqu'on pense que les jeunes des banlieues n'ont pas un sentiment d'appartenance: c'est au contraire parce qu'ils aiment trop la France qu'ils ont besoin de savoir que ce principe d'égalité n'est pas seulement formel mais réel. C'est parce qu'ils constatent un décalage, un gouffre entre les valeurs d'égalité que leur a inculqué l'école républicaine et leur réalité quotidienne faite de discriminations et d'humiliations qu'ils sont révoltés et peuvent devenir violents. Ils ont besoin de savoir que cette terre est enfin la leur. "
" C'est parce qu'ils sont les héritiers de l'histoire, de l'édit de Nantes et de la Révolution française qu'ils veulent que cette égalité soit enfin inscrite non pas sur les frontons de nos écoles et de nos mairies mais dans les rues, dans les entreprises, dans les administrations et dans les partis politiques. ".

Pour Christian Estrosi, les valeurs de la République, c'est aussi de donner une égalité des chances à chacun de nos enfants, quelle que soit sa confession, son identité et sa condition sociale.
Pour Bariza Khiari, la République doit tenir sa promesse d'égalité et de justice pour tous. " Il ne s'agit plus de rester dans une posture théorique, cette promesse doit être tenue. Elle ne l'est pas encore. La République que je défends, c'est celle qui traite de manière égale ses enfants. "

Robert Djellal, conseiller auprès du Ministre de l'immigration, de l'intégration et du développement solidaire, rappelle les grandes lignes de la politique menée par le gouvernement pour faire de l'égalité des chances autre chose qu'un sujet de discours et " passer de la République formelle à la République réelle ".
Pour mieux assurer l'égalité des chances -c'est-à-dire l'équité- qui consiste à traiter de manière inégale des situations inégales, en donnant plus à ceux qui ont moins au départ, la France doit commencer par pouvoir mesurer ses progrès en matière de promotion sociale de personnes issues de la diversité. Plutôt que de recourir à un critère ethnique qui risque d'enfermer chacun dans son identité, le gouvernement a opté pour un critère social, " car les inégalités sociales englobent toutes les autres ".
Ensuite, le président de la République a souhaité ouvrir davantage les lieux où se forme l'élite de demain : création de classes préparatoires de mise à niveau et d'internats dans tous les lycées disposant de classes préparatoires, ou tutorat renforcé en faveur des boursiers à l'université. Il faut aussi aider les jeunes à préparer les concours de la fonction publique et faire en sorte que les procédures de nomination par les ministères permettent à chacun de faire valoir ses compétences.
Pour lutter contre les discriminations dans les entreprises, l'expérimentation du CV anonyme sera lancée le 3 novembre auprès de 50 entreprises. Par ailleurs, la HALDE pourra faire des contrôles inopinés sur les lieux de travail. Un " label diversité " est attribué aux entreprises et aux administrations ou collectivités locales engagées dans une démarche active de promotion de la diversité.
" La France est en train de prendre conscience qu'elle dort sur un trésor ", ajoute Robert Djellal. " La diversité française, à condition que nous continuions à mener une politique migratoire responsable, constitue un potentiel considérable, que nous n'avons jusqu'ici pas toujours mis en valeur. "

Pour Mohamed Abdi, conseiller spécial de Fadéla Amara, la revendication de l'égalité est " le bon combat " à condition de s'inscrire dans le sillage du combat mené par les révolutionnaires puis par les femmes. Il ne faut pas oublier combien les combats qui ont permis à la France, à l'époque fille aînée de l'Eglise, de devenir la fille aînée de la République, ont été violents et meurtriers. Il faut aussi garder à l'esprit que les femmes continuent à ne pas avoir les mêmes droits et la même place dans la société française -singulièrement dans le monde du travail et dans la politique- que les hommes.

" Voilà le cadre que nous devons garder en tête pour mieux comprendre, pour mieux demander et pour mieux exiger la mise en œuvre de ce principe qui s'appelle l'égalité.

Pour Fayçal Douhane, Directeur général adjoint de l'Association des Maires d'IdF (AMIF), la question sociale ne résoudra pas les questions spécifiques du racisme et des discriminations dont souffrent des millions de Français. Il rappelle à cet égard que jamais les discriminations n'avaient été aussi fortes que pendant la parenthèse de croissance connue par la France à la fin des années 90.

Le Dr Marouane Bouloudhnine, quant à lui, résume la situation ainsi : " Ce qu'il nous faut réussir, c'est établir un lien entre Français de toutes origines, un lien laïc, général et généreux. Au delà de tout communautarisme, religieux ou pas, pour mieux vivre dans la République, il faut passer d'une culture de l'opposition à une vision en termes d'harmonie et de progrès. "


Cinquième idée force :
il faut lancer un profond travail de réflexion et d'éducation pour contrer l'influence des extrémistes

Pour Bariza Khiari, l'Islam comme spiritualité a pu pendant longtemps être pratiqué paisiblement en France par des millions de croyants sans que cela constitue un problème. Le problème date du jour où l'Islam est sorti de la sphère spirituelle pour devenir un sujet politique.
En effet, avec l'Iran, le 11 septembre 2001 ou la décennie noire en Algérie, l'Islamisme politique est devenu en Occident le nouveau péril rouge. Plutôt que de dénoncer les racines sociales et politiques de cette violence, le débat s'est de plus en plus focalisé sur ses origines prétendument culturelles et religieuses. Résultat : parallèlement à la montée de l'Islamisme radical, nous assistons à la montée de l'Islamophobie et du racisme.
" Nous devons être capables de lutter contre l'instrumentalisation politique de la religion, sans stigmatiser les musulmans ", a-t-elle martelé.

Mezri Haddad rappelle que la burqa, " cette affliction suprême qu'on inflige aux femmes ", est non seulement contraire aux valeurs de l'identité nationale mais également extrémiste et aux antipodes des véritables valeurs Islamiques.
Pour Mohamed Abdi, ce qui pose problème, c'est ce que renvoient certains qui se réclament de l'Islam et qui ont parfois des modes d'expression très violents. L'Islam est en question depuis le 11 septembre 2001, depuis que certains pays musulmans subissent une violence sans nom. En Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Egypte, au Pakistan, en Afghanistan, partout dans les pays musulmans, on revient à un référentiel qui réduit l'homme à rien. C'est donc normal qu'il y ait ce questionnement.
" Les citoyens de sensibilité musulmane n'ont rien à voir avec tout cela. Il n'y a qu'à voir avec quel courage les hommes et les femmes de sensibilité musulmane se lèvent contre la violence, le terrorisme, comme le fait Fadéla Amara. "

Pour Dalil Boubakeur, la véritable évolution de la pensée citoyenne des musulmans de France consiste à vivre le pluralisme social et religieux dans l'esprit de dialogue et de tolérance dont ils bénéficient en France.
Ainsi, l'antisémitisme et l'homophobie doivent être définitivement éradiqués et le droit de changer de religion qui figure à l'article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme fermement réaffirmé, lui qui fut si difficile à accepter par les tenants fondamentalistes du culte.


Ghaleb Bencheikh appelle à un travail de reconquête par la pensée pour contrer " l'influence d'imams autoproclamés, ignares, qui ne savent réciter qu'une sourate et viennent capter l'attention de jeunes gens, spéculant sur la misère, surfant sur la situation d'indigence réelle. "

A cet égard, il pense, comme Maître Spinner le 29 octobre 2009 à la mosquée de Paris, que la République est une chance pour l'Islam car elle lui permet de " profiter d'un ciel clément pour entreprendre non pas l'aggiornamento, le ravaudage, le rafistolage, le bricolage, mais une véritable refondation de la pensée " : dissocier le temporel du spirituel, affirmer le pluralisme et la liberté de conscience, décriminaliser l'apostasie, établir une égalité foncière, ontologique entre les êtres, par delà leur appartenance de genre ou d'orientation sexuelle, désacraliser la violence...

Ghaleb Bencheikh considère encore que la réislamisation à laquelle on assiste, revendication politico-identitaire de néophytes, est due à la faillite de la politique et de l'éducation nationale, que seul un énorme travail d'éducation pourrait permettre de rattraper.

" Musulmans ou non musulmans, il est important pour chaque Français de vivre dans une société apaisée et dénuée de tensions. " conclue le Dr Marouane Bouloudhnine


Sixième idée force :
la représentation de l'Islam par la société française continue d'être biaisée - les médias ne jouent pas leur rôle

Bariza Khiari considère que les médias - et singulièrement la télévision - ne remplissent pas leur rôle de construction des représentations en ressassant les stéréotypes habituels sur les délinquants arabes ou noirs et les médecins " gaulois ", alors que la réalité nous présente souvent des médecins noirs ou arabes, notamment aux urgences.

Elle est par ailleurs choquée de voir la télévision mettre en avant "des gens qui ne parlent ni l'arabe, ni le français ", personnes qu'elle qualifie " d'analphabètes bilingues ", pour y parler d'Islam, alors que nombre d'intellectuels, musulmans ou non, sont bien mieux capables de parler de cette spiritualité.
Elle dénonce la focalisation des médias sur les éléments obscurantistes, radicaux et ultra minoritaires de l'Islam qui prônent l'usage d'un vêtement qui n'a rien à voir, ni de près, ni de loin, avec l'Islam, et la stigmatisation de toute une communauté qui en résulte dès lors que celle-ci est considérée comme responsable de ces mouvements sectaires.

Pour Dounia Bouzar, l'Islam souffre encore d'une suspicion d'altérité. Etre musulman, ce serait être différent. C'était une différence,… c'est devenu une catégorie ! Et quand on fait des catégories, ça veut dire qu'on veut poser les questions d'une certaine façon.
Quand il s'agit d'Islam, on n'utilise plus les critères de droit commun. Seule la subjectivité personnelle fait foi, ou alors c'est le rapport de force. Les musulmans ne sont pas encore traités comme les autres. Cette représentation de l'Islam par essence archaïque mène à la discrimination mais aussi à un certain laxisme. Ainsi, lorsqu'un jeune arrache une affiche au prétexte que sa religion l'empêche de voir une silhouette humaine, aussi incompréhensible soit ce comportement, si le jeune s'appelle Miloud, il sera absous et on mettra ce comportement sur le compte d'un trait culturel. Qu'est-ce qui relève d'une liberté de conscience et qu'est-ce qui relève d'un dysfonctionnement individuel, on a du mal à le savoir quand il s'agit de l'Islam parce qu'on se sent étranger.

Pour Mezri Haddad, l'Islam laïc, l'Islam spirituel, l'Islam philosophique n'est pas visible dans l'espace télévisuel français. Il faut le faire connaître dans cet espace et aussi le propager dans les manuels scolaires.
Il regrette également que les 6 millions de Français de sensibilité musulmane n'aient pas un seul représentant à l'Assemblée Nationale et qu'ils n'en aient que trois au Sénat. La société française n'est pas raciste a-t-il souligné, c'est la classe politique française qui est autiste.

Pour Ghaleb Bencheikh, il y a une France que nous aimons et pour laquelle nous donnons ce que nous avons de cher -la France éternelle, la France des droits de l'homme, la France généreuse et accueillante, la France modèle qui explique pourquoi nous sommes là-, et il y a aussi une France qui, hélas, se drape derrière le masque hideux de l'intolérance et du racisme. C'est un travail qui se fait au niveau des mentalités davantage qu'au niveau des décrets. C'est un travail de témoignage.

Fadila Méhal, présidente des Marianne de la diversité, rappelle qu'au sein de l'Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale), la Commission " Images et diversité " qu'elle dirige avait été mise en place pour donner une image de la France riche de sa diversité humaine, culturelle, artistique.

300 œuvres ont ainsi été soutenues jusqu'à présent (dont La journée de la jupe ou Entre les murs) pour changer les représentations et impulser un changement durable et profond des mentalités.

" Le droit ne peut pas tout. Je crois à la responsabilité de la pédagogie. " ajoute t'elle.

" Pourrons-nous laisser résumer le quotidien des citoyens de sensibilité musulmane au prisme du voile, de la burqa ou que sais-je encore pour nous enfermer dans un tissu réducteur ? Pourquoi ne parle-t-on pas d'avantage des dizaines de milliers de chefs d'entreprises de sensibilité musulmane qui créent des emplois chaque année ? ", interroge le Dr Marouane Bouloudhnine. " Problèmes niés par les uns, exagérés par les autres, éléments perturbateurs favorisés par les médias, exploités par les esprits chagrins aimant jeter les pavés dans la marre amère des incidents quotidiens, success-stories oubliées et négligées par tous, …la bataille contre les stéréotypes, l'injustice ou les inégalités devra se livrer dans les esprits et dans les cœurs. Ce sont les cœurs qui doivent être conquis et non les peuples ou les territoires ", ajoute-t-il.

Se basant sur différents sondages, Fayçal Douhane souligne que le conservatisme se situe beaucoup plus du côté des élites que du côté de la population. Un récent sondage montre en effet que les Français n'auraient aucun problème pour voter pour un candidat différent, issu de l'immigration. Pour 92 % d'entre eux, cela ne pose aucun problème de voter pour un candidat noir, dès lors qu'il est considéré comme compétent et portant un bon programme. L'image même de la personnalité préférée des Français -Mimi Mati- ne correspond pas aux stéréotypes du Français, homme blanc de plus de 50 ans que l'on voit dans le système politique ou médiatique.
79% des Français disent n'avoir aucun problème à voter pour un candidat de sensibilité musulmane et 87% à voter pour une femme. Les études existent mais elles ne sont pas popularisées. Plus encore, le fait de présenter un candidat différent représente une plus-value électorale de 2 à 3 %, quelle que soit l'élection.
Mais les états-majors politiques continuent de ne pas promouvoir les candidats issus de la diversité -bien que ces derniers aient fait leurs preuves localement-, de peur que la France ne soit pas assez mûre... et c'est ainsi que l'exécutif des grandes villes reste "monocolore ".

C'est une question de pouvoir observe Faycal Douhane: "Quand on a le pouvoir, on veut le garder le plus longtemps possible. Si les femmes ont si longtemps été exclues de toute représentation politique c'est parce que les hommes ne voulaient pas céder une parcelle de leur pouvoir. Pourtant, on a montré grâce à la loi sur la parité, que quand on voulait, on pouvait... "

" La vie politique ne peut plus être un monde " hors-sol " où les mandats seraient confisqués par les seules élites qui auraient comme unique but de se reproduire à l'identique. Le droit d'être électeurs et éligibles est une exigence démocratique.

Les Français de sensibilité musulmane veulent comme Jaurès l'a si bien dit, " la démocratie jusqu'au bout ", et la démocratie jusqu'au bout, c'est aussi la possibilité d'être élus, de représenter les partis politiques, d'être Français, tout simplement. "


Septième idée force :
les Français musulmans doivent se prendre en charge.
Ils ont un devoir d'exemplarité

" Nous sommes nombreux à penser que l'exemplarité parle plus que toutes les études et que toutes les lois. Nous avons un devoir de responsabilité, nous musulmans qui voulons changer les représentations parce que ce que nous incarnons est plus fort que nos simples individualités ", martèle Fadila Méhal.

" Après avoir fait connaître à nos concitoyens toute l'étendue de l'apport de la civilisation arabo-musulmane à la civilisation occidentale, nous devons maintenant assumer qui nous sommes ", insiste le Dr Marouane Bouloudhnine. " N'est-il pas temps de mettre l'accent sur la contribution immense de 6 millions de citoyens de sensibilité musulmane à la société française et à son PIB, que ce soit dans les hôpitaux, les universités, les écoles, les industries ou les services ? Notre stature économique, démographique et culturelle fait maintenant de nous l'un des piliers de ce pays, soyez-en conscients. "

Le Dr Bouloudhnine ajoute encore : " La France n'a nul besoin de citoyens qui se renient. Nous voulons simplement mettre en place un modèle enfin efficace d'épanouissement collectif au sein de la société française, qui ne soit ni celui de la passivité, ni celui de l'assistanat. Mosaïc ne veut plus laisser la parole aux quelques agités qui volent la vedette aux citoyens dignes de respect, qui travaillent, paient leurs impôts et investissent dans notre pays. Parlons de nous et faisons parler de nous en bien, mettons en avant notre exemplarité. "
Pour Aziz Senni, Président fondateur du fonds d'investissement Business Angel des Cités, l'avenir de l'économie française est en banlieue. Avec 6 millions d'habitants -soit pratiquement 10% de la population nationale- et 25% des naissances, la banlieue constitue le premier réservoir de jeunesse de la France. Du dynamisme, de la créativité et paradoxalement, un taux de chômage qui peut atteindre 40% dans certains quartiers.

Pour lui, le levier économique est la solution au développement des banlieues et l'implication des gens dans l'économie française le remède aux problèmes sociaux : le salaire, le travail rémunéré, offrent aux jeunes la possibilité de se projeter dans l'avenir. L'important est de regarder devant, pas forcément derrière. Le courageux n'est pas celui qui dit : " mon père était " mais celui qui dit " me voilà ". Il est aussi primordial de s'investir pour créer ses propres opportunités: " Aucun carton d'invitation ne parviendra jamais dans nos boîtes aux lettres pour nous dire qu'une place a été réservée pour nous !!" Il faut poursuivre soi même ses propres rêves.
Pour qu'un rêve devienne tangible, il faut l'alimenter d'ambition pour soi-même, pour sa famille, pour notre pays et pour le monde. Il faut également travailler : aucun talent ne peut s'exprimer sans travail. Enfin, il faut partager : jamais aucun coffre-fort n'a suivi un corbillard.
Aziz Senni nous invite à retenir les 4 lettres que forment les mots Rêve, Ambition, Travail, Partage : RATP !

En conclusion, le Dr Marouane Bouloudhnine fait part de son rêve de voir une France unie, apaisée où chacun trouvera sa place, où on ne parlera plus de discrimination positive parce que la discrimination aura disparu. " Si nous prenons conscience de nos talents, de ce que l'on est, et de la destination où nous voulons aller ensemble, nous irons beaucoup plus loin et peut-être un peu plus vite !

Un monde meilleur, une société plus juste, une démocratie plus paisible, un véritable sentiment d'appartenance à la Nation française, quel plus beau cadeau pourrions-nous offrir à nos enfants ? C'est le cadeau du cœur. C'est notre contribution au débat sur l'identité nationale. "

En savoir plus:
Lire l'intervention de Mohamed Abdi
Lire l'intervention d'Abdel Aïssou
Lire l'intervention de Ghaleb Bencheikh
Lire l'intervention du Dr Dalil Boubakeur
Lire l'intervention de Dounia Bouzar
Lire l'intervention d'Eric de Montgolfier
Lire l'intervention de Robert Djellal
Lire l'intervention de Faycal Douhane
Lire l'intervention de Christian Estrosi
Lire l'intervention de Mezri Haddad
Lire l'intervention de Bariza Khiari
Lire l'intervention de Fadila Mehal
Lire l'intervention d'Aziz Senni

31 octobre 2009
Les 7 grandes idées forces exprimées lors du
Think-Tank Mosaïc


Les Français de sensibilité musulmane refusent l'enfermement dans le tout religieux


Islam et laïcité sont compatibles


Les musulmans de France font partie de l'histoire de France


Il faut sortir de la République formelle pour entrer dans une République réelle qui garantisse, entre autres, l'égalité des chances


Il faut lancer un profond travail de réflexion et d'éducation pour contrer l'influence des intégristes


La représentation de l'Islam dans la société française est biaisée - les médias ne jouent pas leur rôle


Les Français musulmans doivent se prendre en charge. Ils ont un devoir d'exemplarité



400 auditeurs ont suivi avec attention
le premier colloque national organisé
par la Fédération Mosaïc



" L'identité nationale est une sédimentation sur une roche mère. "



"Nous appartenons à une seule communauté de destin national et nous voulons consolider une société fraternelle et solidaire."



"André Malraux considérait comme Français tous ceux qui veulent faire la grandeur de la France."

 

"Ceux qui veulent la grandeur de la France se trouvent aussi en banlieue."


"La banlieue est le premier réservoir de jeunesse de notre pays".


"On n'a pas à s'interdire de rêver, tout est possible! Pour qu'un rêve devienne tangible, il faut l'alimenter d'ambition, pour soi-même, pour sa famille, pour notre pays et pour le monde." 

"On se trompe lorsqu'on pense que les jeunes n'ont pas un sentiment d'appartenance: c'est parce qu'ils aiment trop la France qu'ils ont besoin de savoir que ce principe d'égalité n'est pas seulement formel mais réel."

"Nous avons un devoir de responsabilité, nous musulmans qui voulons changer les représentations, parce que ce que nous incarnons est plus fort que nos simples individualités."


"Je ne crois pas que nous puissions changer les choses avec la force de l'arsenal juridique. Le droit ne peut pas tout. Je crois à la responsabilité de la pédagogie."

 

"Nous sommes nombreux à penser que l'exemplarité parle plus que toutes les études et que toutes les lois."


" La religion, c'est une fenêtre sur l'univers pour peu qu'elle reste à sa juste place."

 

"Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare"

"La France est en train de prendre conscience qu'elle dort sur un trésor."


" Nous devons cesser de vivre dans une République formelle pour entrer dans une République réelle. Une République qui tienne les promesses de ses fondateurs et fasse de l'égalité des chances autre chose qu'un sujet de discours."

 


"Il s'agit de se réapproprier ces symboles de la République."

 


"A réalité nouvelle,
réponse nouvelle."


Télécharger le livre blanc du colloque


Chercher sur le site
de la Fédération MOSAÏC
moteur de recherche freefind
 

 © Copyright 2008-2009 - Tous droits réservés - Mentions légales - Charte éthique - Nous contacter - Dons